Canicule sur l’alpage

 Stratégie contre stratégie

Gêné par l’ombre d’un vautour qui attend son heure pour débarrasser les restes, un mouton apprend par un mouflon qui partait en courant –à qui il a demandé ce qui se passait– qu’il figure au menu.  « Moi, au menu ? Au menu de qui ? Ah ! Mais non, ça c’est pas possible, et en plus c’est pas grave, c’est pas pour tout de suite… » Pressé d’attendre d’être sûr que le loup l’a bien mis au programme d’un menu futur, le mouton s’installe dans son déni de réalité et continue de brouter, préférant se présenter à l’adversaire de postérieur plutôt que de face.
Dans un deuxième temps, quelques congénères l’approchent. « Bê-ê-ê. » « Ah, toi aussi ? » « Bê-ê-ê. » « Oui, c’est le réchauffement climatique. » « Bê-ê-ê. » « Par cette chaleur, si on avait des plumes comme ces stupides vautours myopes qui nous confondent avec des cadavres, on en serait à souhaiter de se faire plumer ! »  « Bê ! Hé ! Hé ! On risque rien, on a pas 3000€ sous la laine ! Au fait, qu’est-ce qu’il voulait le mouflon ? » « Bê-ê-ê. » « Quoi, derrière le buisson, un loup ? » « Bê-ê-ê. » « Nous, au menu ? »  « Bê-ê-ê… » « Tu sais qui il va manger ? » « Bê-ê-ê… » « On pourrait l’envoyer vers le troupeau sur l’alpage d’en face ? » « Bê-ê-ê… » « Bê-ê-ê, on va faire quoi alors ? » « Bê-ê-ê, je sais pas, moi. » « Bê-ê-ê : on n’a qu’à faire Bê-ê-ê ensemble ? » « Bê-ê-ê ? Pas con, ça ! » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. » « Bê-ê-ê. »
« Ah, voilà qu’ils se mettent à chanter ensemble. » constate le loup qui s’était bien approché, grâce aumalgré le berger, le chien de berger, et le bâton de berger… « Comme ils sont bruyants ! Laissons les s’essouffler, ça ne va pas durer longtemps. En attendant, allons nous rafraîchir à l’ombre : loin des yeux loin des peurs, ils vont bien vite m’oublier. Et là… »

Quand le loup change de position, le mouton se croit sauvé.


À venir : enquête publique : une suite en clair obscur, demi-teinte et flou* artistique qui ne trompe personne : les moutons ne sont plus bê-ê-êtes. Ça c’était avant.

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* Quand c’est flou…

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La période magique où les Bernard l’Hermite changent de coquille

NIMBY * migrateurs

Donc à l’origine, tout va bien. Et puis il y a le projet Charenton-le-Pont/Bercy*, une opération immobilière géante sur un des coins les plus sous utilisés de la capitale. Adieu partage, accueil et vivre ensemble, ou plutôt ok mais pas ici. « Allez donc construire sur le stade Léo Lagrange ». Dont acte.

Le 10 décembre 2014, l’extension du projet Charenton-Le-Pont au secteur Léo Lagrange est officiellement déclarée. Les instigateurs du projet oublient le prétexte originel, adaptent le dossier à la volée et sortent soudain du chapeau magique toute une liste d’arguments appropriés pour construire sur le stade Léo Lagrange, violant ce site public en partie classé qui remplit à merveille sa fonction depuis plus d’un demi siècle.

Il faut (on va) tout détruire, et tout refaire en mieux. Mise aux normes urgente et obligée, déplacer/reconstruire plus grand leur terrain de foot, agrandir leur piste, leur mettre une tribune géante, leur ajouter des salles de sport empilées les unes sur les autres, raser leurs arbres on leur en remettra à la place, leur rajouter des allées et des parking, et oups on allait oublier le vrai but : construire nos bâtiments/logements/services/écoles par dessus tout ça, à la même place. Projet magique.

Aujourd’hui Monsieur Lambda, citoyen de son état, dispose d’assez de recul pour décortiquer le processus sordide. Résultat, dernièrement dans la fraîcheur des urnes il a dit STOP. Tout redevient possible : démocratie magique.

If something works
do not change it

Dernièrement un groupe politisé (c’est son droit) établi au tunnel Baron-Leroy, gare de la Rapée, trouvait embarrassant que IFSLL adhère au collectif ABC et en même temps communique avec Valérie Montandon. IFSLL était un peu gênante pour un dialogue tranquille Baron-Leroy/collectif (?)/mairie (PS) du 12ème. Et pour cause ! Qui dit négociation dit négociation… Or la destruction du stade n’est pas négociable, et ce n’est pas le genre de la maison de détourner l’attaque vers les voisins. On sait par qui l’extension au stade Léo Lagrange a été décidée. Maintenant il faut compter avec IFSLL, l’association qui défend le stade Léo Lagrange (c’est son droit). Et les arguments ne manquent pas. Ajoutez à cela que les associations ou fédérations  environnementales Parisiennes s’appliquent à ne rien faire pour relayer le combat d’IFSLL. IFSLL est apolitique et son objectif altruiste est de protéger une parcelle d’humanité : ça isole.

2017 tient ses promesses. D’ores et déjà on sait qu’on ne va plus dialoguer dans les mêmes conditions, avec les mêmes personnes. Du coup maintenant tout le monde se félicite que Valérie Montandon soit pour l’instant en tête devant Sandrine Mazetier Laeticia Avia. Il semblerait qu’on soit entrés dans la période magique où les Bernard l’Hermite changent de coquille.

Mais pour IFSLL rien ne change. Valérie Montandon défend le stade Léo Lagrange et jusqu’à preuve du contraire elle est la seule. Elle a raison dans toute son argumentation. Cependant, un oubli de taille : le stade Léo Lagrange est pour 60% de sa surface intouchable (45% en site classé et 15% bâtiment historique)
Et cet argument fait du combat d’IFSLL un combat unique : sanctuariser le stade Léo Lagrange en passant les 40% non protégés en site classé.

D’où l’info ci-dessous, transmise par la présidente de l’association IFSLL. à méditer d’urgence.

Attention

Cette information est cruciale. On comprend l’agacement de la présidente d’IFSLL qui se voit contrainte à expliciter qui soutient ou souhaite détruire le stade Léo Lagrange. 375 arbres et des milliers d’utilisateurs toutes générations confondues… Baron Leroy : des locaux transférables et quelques utilisateurs. Pourtant, ces deux sites sont historiques, représentent le lien durable entre passé, présent et avenir, et ne méritent pas d’être sacrifiés à des opérations immobilières. La solution est ailleurs. IFSLL ne cherche pas des arrangements. IFSLL cherche et propose des solutions.

Les défenseurs du Stade Léo Lagrange et les adhérents d’IFSLL sont libres et informés. Ils savent maintenant où sont les soutiens du stade Léo Lagrange. Il n’y a aucun jugement. Même en ce qui concerne les spécialistes des opérations immobilières, que selon leur réputation une seule chose intéresse : construire, vite, très vite. Oui mais surtout, on pourrait construire mieux et pas n’importe où. Ni en détruisant des stades et autres sites historiques. Il y a plein de choses intelligentes à faire et à améliorer un peu partout, et surtout ne pas toucher le stade sera la meilleure façon de transmettre quelque chose qui fonctionne aux générations futures. D’où la citation de début d’article : « If something works, do not change it »

L’actualité récente confirme l’urgence de signaler le projet de destruction du stade Léo Lagrange aux nouveaux responsables de l’avenir. Les convertis suivront.

Hpms
Vice-président IFSLL

*NIMBY : Not In My BackYard.

*PROJET CHARENTON-LE-PONT/BERCY :  Il s’agissait de rapprocher Charenton-le-Pont de Bercy. Faux projet irréalisable financièrement, destiné à faire croire, le temps d’amorcer l’opération immobilière réelle et de la lancer au dernier moment, le plus tard possible, par surprise, afin que les habitants du quartier n’aient pas le temps de réagir. Probablement très coûteux à mettre en place alors on imagine le retour sur investissement. Le truc c’était de dire « ah ben finalement on peut pas (trop cher, pas d’autorisations) alors on va le faire ailleurs (devinez où). » Voir Manipulation en trois passes : itinéraire d’un projet caché


Au fait, vous vous souvenez ? La construction de ce bâtiment a servi de test de faisabilité du projet municipal. Étudier la réaction ou pas des habitants du quartier, d’association. Résultat : encéphalogramme plat. On pouvait lancer le projet d’extension et attaquer le stade sans réveiller personne. Enfin presque. Si quelqu’un voulait faire ça à Central Park, toute la planète crierait au scandale et Paris en premier. Mais ici, on se permet. D’ailleurs IFSLL a fait une simulation, c’était un cadeau de fin d’année 2016 pour tenter de se détendre un peu, en forme de fake news, ce qui permet d’observer et de réfléchir d’une façon décalée : que se passerait-il si… 18 décembre 2016 : Donald s’inspire de….

Et que pensez vous de l’égalité variable ? Un argument plus que jamais d’actualité.


Un projet de destruction absolue*

Le stade Léo Lagrange a pour caractéristique exceptionnelle d’épouser la déclivité naturelle du relief, ce qui fait son charme. Tout fonctionne par paliers, par marches. Vers l’accueil à l’Ouest, les terrains de basket, hand ball, et petit terrain de foot sont plus haut que le grand terrain de foot à l’Est, mais plus bas que les cours de tennis eux même sur deux niveaux, au Sud. Le terrain de pétanque est à mi niveau des terrains de tennis et de foot. D’immenses arbres à l’ombre rafraîchissante, d’âge, de taille et d’essences variées partent en perspective vers le ciel.

Cette vaste ouverture aérienne rappelle que le stade, jonction entre le bois de Vincennes et la ville de Paris, permet d’évacuer les masses d’air chaud en provenance du centre de la capitale, et contribue à la ventilation des arrondissements du sud sud est de Paris. Créer une suite d’immeubles barrant la ventilation actuelle constituerait une erreur écologique sans précédent en favorisant un réchauffement sensible dans la ville. Donc, climatisation et réchauffement en boucle, consommation énergétique, gaspillage de ressources, création d’impôts, taxes et amendes pour financer les retombées et explications inacceptables : « ben, on navet pas pensé« .

La construction d’immeubles sur le stade Léo Lagrange (voir exemple équivalent) aurait un autre effet tout aussi dévastateur : le blocage de la pollution atmosphérique avec ses conséquences en matière de santé.Car il ne faut pas oublier que le quartier est cerné par les voies ferrées, l’échangeur géant , la déchetterie proche, le périphérique et le boulevard Poniatowski. Inutile de faire un dessin.

Idem au niveau des nuisances sonores : en étudiant les simulations sur l’effet caisse de résonance d’une barrière de hauts immeubles qui répercuteraient les bruits de la circulation, pas de problème : la mairie affirme les yeux dans les yeux qu’il n’y aura aucune élévation en terme de décibels. C’est à se demander qui finance les…

De charmantes allées sinueuses et lumineuses en pente douce, des bacs à sable pour les plus petits. l’équipe horticole réussit un rendu naturel agréable et rare, bravo. Il n’y a aucun endroit d’où l’on puisse avoir une vue d’ensemble du site, ce qui donne une sensation d’espace propice à la détente. Jamais aucun problème, aucun dérapage ni accident, pas de surfaces taguées (on ne tague pas ce qui est beau) pas d’affichage sauvage. Ni papiers gras ni reliefs de repas, pas de poubelles abandonnées ou éventrées. Pas de panneaux d’interdictions partout, pas de mobilier urbain moche et criard. Les utilisateurs respectent ce site, les gens se côtoient. De ce stade issu du passé émane une ambiance, quelque chose qui dépasse les formules vides propres aux responsables de notre époque, un sentiment dont la traduction la plus approchante pourrait être libres ensemble.

C’est donc tout cela que la mairie du 12ème s’apprête à détruire. Dernier spasme d’ultime incompétence d’une agonie trop lente. Soit, mais le stade Léo Lagrange ne nous survivra pas. Destruction absolue comme écrit en début de note car ce magnifique terrain arboré est en pente. Au vu du projet et des maquettes, en dehors du style bidonville neuf, pour mettre à niveau sinon ça paraîtrait vraiment top bancal, il va falloir commencer par tout raser niveler pour créer une ou des dalles en escalier. On imagine l’argent gaspillé rien que pour ça. Surtout que le sol n’est pas stable en raison de la proximité d’anciennes carrières de gypse.

Par ailleurs il faut se souvenir que le stade sert à éponger les orages et forts épisodes pluvieux. Une fois bétonné on peut assurer avec certitude des inondations et problèmes d’évacuation d’eau (égouts saturés) de l’angle nord est du stade à la passerelle ferroviaire petite ceinture en passant par les  5, 10, 12 de la rue Claude Decaen, l’endroit le plus bas du quartier.

Mais surtout, avec cette déclivité que la mairie ne va pas manquer de mettre à profit –car les maquettes et vues d’artistes prennent bien garde de ne pas entenir compte–, on s’apercevra qu’on aura été doublement trompés, car les immeubles seront encore plus hauts qu’il semblait.

Bien sûr tout cela coûtera plus cher que prévu. Sans compter les surprises. Mais quand même : détruire du beau pour reconstruire du moche, quel orgueil. Et avec la mairie de Paris qui va profiter du prétexte J.O. 2022 pour chercher à imposer tout ses délires, on peut s’attendre au pire. Il va falloir redoubler de vigilance car tous les voyants sont dans le rouge. L’exemple des pays qui y sont passés le prouve. Catastrophe budgétaires, environnementales, humaines. On n’a pas besoin de ça dans la situation où on se trouve.

En tout cas rien ne justifiera jamais la destruction du stade Léo Lagrange.

HpmS
Vice-président IFSLL

destruction absolue*  N’en déplaise aux puristes, destruction est le mot adapté. Absolue va de soi. D’aucuns tenteront de ruser: on ne va pas détruire mais démanteler, puis remanteler. Pourtant, à un moment, il n’y aura plus rien. Le stade Léo Lagrange aura disparu. Va et vient de camions jaunes pressés, bulldozer brutaux, niveleuses de bas niveau (ça c’est vraiment le terme ad hoc pour décrire l’objectif sociétal de nos chers élus qui leur a valu le dernier résultat qu’on sait), tournoiements vertigineux grues stupides , fourmillement cinématographique des régiments de travailleurs détachés s’appliquant à réaliser le rêve médiocre de responsables pas à la hauteur. Un joli time lapse en perspective mais pour les créations d’emploi, faut pas rêver. Et les places de parking seront toujours plus rares, à part pour les occupants du nouveau quartierconstruit bien sûr. Qui bénéficieront également de la privatisation du stade Léo Lagrange.

Après ça, et si on rêvait un peu ? 

Il arrivera ce qui arrivera

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Valérie Montandon annonce la couleur : NON à la densification du secteur Léo Lagrange

Un positionnement clair, une analyse et des propositions limpides et consensuelles. Tout se complique pour les maires de Paris et du douzième arrondissement. Les phrases vides de sens de leur projet fou ont fait long feu. Tout cela n’a que trop duré. La raison doit finir par l’emporter.

Ce qui est dit est dit : Valérie Montandon, candidate LR aux législatives 2017, soutient le stade Léo Lagrange.

Première page du tract de Valérie Montandon, candidate LR aux législatives 2017 : le premier vrai soutien au stade Léo Lagrange.

Pour la maire de Paris, deux et deux ne font pas quatre

Deuxième page. Comment être plus clair ? Tous les arguments sont là, (sauf le rappel que le stade Léo Lagrange est déjà en partie site classé, argument de poids). Pour toute réponse, dans la même seconde -à quoi bon faire semblant de réfléchir- la maire du 12ème à balayé d’un rictus désinvolte le vœu de Valérie Montandon. On ne dialogue pas quand on a tort.

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L’avenir n’est pas écrit et le stade Léo Lagrange n’est pas encore détruit


Léo Lagrange site classé

Le stade est déjà en partie site classé


Les commentaires sont désormais ouverts sur tout le site


 

Vous n’avez pas le trac d’IFSLL ?

Alors téléchargez le

Tract défense stade Léo Lagrange 2017

Ou bien, si vous voulez l’image plutôt que le pdf, téléchargez l’image ci-dessous. (tout ça made in douzième et gratos. en plus y’a un bonus en bas de page, si monsieur.)

Téléchargement gratuit sans droits d'auteurs.

Un bien beau tract : la vérité en quatre mots bien sentis, signé Carol Mauquo, à vote service.

Tract défense stade Léo Lagrange 2017

Réussiront-ils à détruire le stade Léo Lagrange ?

L’association IFSLL repoussera-t-elle le tsunami de bulldozer puants, niveleuses par le bas et grues indécentes pour que ses brebis continuent de s’ébattre en bêlant sur le gazon artificiel ?


Exclusif

Aujourd’hui, pour oublier quelques secondes la grisaille du quotidien, IFSLL vous propose de jouer au mini jeu des associations logiques. Rassurez-vous, vous n’allez pas devenir con instantanément pendant quelques secondes : il ne s’agit pas d’un lavage de cerveau, et ce n’est pas notre but : en fait notre but c’est plutôt le contraire. Aujourd’hui on commence tout doux, mais on va monter en puissance, en fonction de vos efforts. 

Alors ça y est, vous êtes prêt ? C’est parti mon coco !

Règle : numérotés de 01 à 02 et lettrés de A à B, voici deux abjectifs et deux verbes : essayez de les associer de façon logique. Si pour avoir lu Orwell vous pratiquez un peu le novlangue parce que l’ambiance sympa vous parle, n’hésitez pas à combiner les abjectifs ou les verbes entre eux ! IFSLL adore Big Brother.

A : Bienfaisant B : Malfaisant 01 : Tromper 02 : Respecter

Solution : objectivement, on peut dire que la solution est subjective. Il n’y a pas de solution, c’est sans espoir. La solution varie d’un individu à l’autre, selon l’air du temps. Exemple : le siècle dernier, tintin luttait contre les méchants. 24 aventures. Aujourd’hui c’est fini tout ça. Il n’agirait plus ainsi. Enfin, il faudrait lui demander, lui seul pourrait répondre : Tintin sera toujours Tintin. Et qui sait ? Si ça se trouve, à notre époque, le méchant, ce serait Tintin. Avec ce Haddock toujours en train de hurler. Aujourd’hui ils auraient à s’expliquer, ces deux là. Hurler et mettre des pains à droite à gauche : ça n’arrêterait plus, ce serait une aventure par jour. Et ce Tryphon Tournesol ! Tryphon Tournesol serait coupé de subventionnement. Et la Castafiore serait une FEMEN. Et Monsieur Rastapopoulos aurait des avocats pour le défendre. Et ils n’iraient pas marcher sur la lune, ils iraient sur mars et le passager clandestin serait Jacques Cheminade, pas Jorgen. La lune c’est trop con.

Tout notre amour

BIG BROTHER aime IFSLL et c’est bien réciproque

 


 ©IFSLL


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Réponse de Valérie Montandon à la présidente d’IFSLL

Ou comment un sous entendu vicieux permet de remonter à l’origine d’une décision pourrie

Voilà quelques temps, la maire PS du 12ème arrondissement avait fait une réflexion énigmatique à Valérie Montandon devant tout le monde afin de la museler en plein Conseil d’arrondissement, parce qu’elle défendait un peu les arbres du stade Léo Lagrange. L’allusion de la maire laissait supposer que Valérie Montandon (LR) avait une part de responsabilité dans le projet de destruction du stade par la mairie (PS). 

L’association IFSLL est comme une renarde polaire : quand elle a reniflé quelque chose, elle n’arrête plus, même si pour cela elle doit gratter trois mètres de permafrost, elle finira par savoir si ça se mange ou pas. En général ça se mange. Après quelques temps d’une recherche en aveugle (on ne savait pas ce qu’on cherchait), IFSLL a sorti des oubliettes d’Internet et disséqué un document ancien qui renseigne sur qui soutient ou ne soutient pas le stade Léo Lagrange. En gros on a trouvé la raison de la destruction du stade Léo Lagrange.
Le lecteur commence à la connaître : Carol Mauquo a demandé à Valérie Montandon un éclaircissement. Vous pourrez lire un peu plus bas la réponse de Valérie Montandon à la présidente de l’association IFSLL.

Mais au fait : puisque son bulletin sort régulièrement, alors pourquoi Valérie Montandon n’a-t-elle jamais mentionné l’argument que le stade Léo Lagrange est déjà de fait à 60% de sa surface en site classé ? Il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Il s’agit pourtant d’un argument de poids démontré par A+B sur le site d’IFSLL le 2 février 2017. Personne n’est venu nous contredire. Pour ne pas attirer l’attention sur ce… détail ? Et que se passerait-il si l’information Léo Lagrange site à 60% classé va être détruit remontait à la surface ? Pourquoi ne pas le faire, si cela peut sauver le stade ? Dire que ça ne sert à rien, c’est trahir.

Le document retrouvé et mis en ligne par IFSLL dans l’article précédent a été écrit de la main de Valérie Montandon. Il stipule noir sur blanc (et surligné en jaune par IFSLL) que « La volonté d’étendre la zone de Bercy-Charenton (pourtant de 63 hectares déjà) à la zone de Léo Lagrange découle des difficultés de construire des logements et équipements sportifs en raison de la présence des rails ».

Cela signifie quoi ? Cela signifie que pour ne pas construire des logements et équipements sportifs sur Baron Leroy, « on » a décidé de détruire le stade Léo Lagrange et son extension Lavigerie, équipements sportifs pleinement fonctionnels, site historique, sous prétexte d’amélioration. Amélioration : finement joué ! Orgueil et vanité servent de paravent ultra crédible au plan réel : construire sur les 40% de surface non classée du stade Léo Lagrange les logements prévus à l’origine à Baron-Leroy… Bien joué mais c’est raté, on a compris.

Le stade Léo Lagrange en partie site classé : un sujet jamais abordé au fil des concertations, rencontres, ateliers et soi-disant enquêtes qui prétendent que les gens sont contents.

Et quand on regarde les plans (!) de la mairie, on comprend que les 60% déjà classés seront quand même détruits, massacrés, bétonnés, vampirisés, violés, volés à des riverains et pratiquants bien incapables de se défendre et pour cause : l’arrondissement est socialiste ! La mairie trahit ceux qui l’ont élue ! Allez faire ça rive gauche, vous verrez comment ils vont se défendre ! Bref : au menu spécial Grand Paris pour les électeurs du 12ème : trahison, tromperie, humiliation. Et pour la mairie, la certitude absolue que pas un ne va redresser la tête. Après une bonne propagande, qui de plus endormi que celui qui vous a confié les commandes ? C’est pas machiavélique, ça ?
On est bien loin de l’intention prétexte de départ qui était soit-disant de rapprocher Charenton-le-Pont de Bercy. Foutaises. La mairie de Paris nous a tous bien promenés. Sauf IFSLL.

Valérie Montandon dit que malgré quelques soupçons, elle n’a réalisé que plus tard qu’il s’agissait de détruire le stade. On la croit bien volontiers. Mais entre nous, elle aurait quand même mieux fait en cherchant une autre solution. La solution c’est de faire savoir que le stade est à 60% site classé. Il est encore temps. On peut même dire : « ça urge. »

Conséquence imprévue : tout comme le silex fait jaillir l’étincelle, la découverte de « pourquoi il a été décidé de détruire le stade Léo Lagrange » a permis à IFSLL de déterminer avec 100% de certitude les vrais amis du stade Léo Lagrange. Autant dire maintenant que les choses sont claires.

Bonne lecture

HpmS
Vice-président IFSLL


Ci-dessous : l’article retrouvé sur le blog de Valérie Montandon, et que IFSLL a commenté dans son avant-dernier article.

beurk

Ci-dessous : Valérie Montandon a répondu en toute bonne foi à la présidente d’IFSLL. (publié ici à la demande de la présidente d’IFSLL)

Quand on soutient leq uns, c'est au détriment des autres. Question de choix.

En complément, le lecteur pourra se faire sa propre idée en lisant l‘article in situ. Blog de Valérie Montandon.
Ci-dessous : capture d’écran avec en bas les annotations d’IFSLL.

arrangement, vous avez dit arrangement ?

L’étude de cette capture d’écran d’une archive du blog de Valérie Montandon révèle que la zone a été étendue à Léo Lagrange UNIQUEMENT pour construire les logements sur le stade, et que ça arrange bien Baron-Leroy. Depuis, Valérie Montandon a compris que pour protéger Baron Leroy on allait détruire le stade Léo Lagrange. Il semble que l’intérêt qu’elle porte maintenant au stade Léo Lagrange, relayé par le site d’IFSLL n’arrange pas les défenseurs de Baron Leroy. On s’en serait douté. Mais de toutes façons ils n’ont pas à s’en faire. C’est dans les urnes que le stade Léo Lagrange a été condamné, pas plus tard que dimanche 23 avril 2017.


Simulation de vivre ensemble : destruction du stade et maintien de l'activité sportive

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Rien à attendre

L’allusion de Mme Baratti-Elbaz à Valérie Montandon expliquée pour les nuls 

En ce J-1 électoral, prenez quand même le temps de lire le texte surligné et vous comprendrez immédiatement la signification du sous-entendu de Mme Baratti-Elbaz (maire du 12ème) à Valérie Montandon (conseillère de Paris (XIIe), Conseillère régionale Ile-de-France, Vice-Présidente du Groupe les Républicains au Conseil de Paris et au Conseil régional), lors d’un récent conseil d’arrondissement à la mairie du 12ème. Tout le monde avait oublié, car le temps passe vite, mais Internet conserve les archives.

L’association IFSLL sait et a toujours su sur qui elle peut compter, la preuve est faite encore une fois.

HpmS
Vice-président d’IFSLL

beurk

 » …à part du temps perdu, il n’y avait rien à attendre de Valérie Montandon et LR. Les autres, encore pire. » (IFSLL, dissection des archives de la destruction du stade Léo Lagrange) Envie de vérifier ?
http://collectifbaronleroy.blogspot.fr/2015/01/un-nouveau-souffle-pour-les-tunnels.html
http://valeriemontandon.over-blog.com/2015/01/un-nouveau-souffle-pour-les-tunnels.html

Sur des relations fausses on ne peut rien construire on ne peut que détruire

 

SCOOP IFSLL : des robots répondent à la place des candidats !

Trois réponses à des questions sur la protection de sites Parisiens menacés ont été transmises à IFSLL pour info.  On a l’impression que certaines réponses sont issues de cervelles cybernétiques programmées pour combiner les mots de façon à obtenir des phrases vides de sens. Sauf une ! Devinez qui ! (Une aide précieuse au moment de choisir, dans l’isoloir) Bon décryptage.

Bad Robot !

Une telle réponse ne peut être que l’oeuvre d’un robot déréglé ou mal programmé qui s’acharne à décrédibiliser son Maître en lui faisant débiter des banalités décevantes au point d’être désespérantes désespérantes désespérantes désespérantesdésespérantes désespérantesdésespérantes désespérantesdésespérantes désespérantesddddddddddddddddddddddddd

 

Bad Robot!

Chez Mame Ségo, le robot à répondre des phrases creuses est plutôt bien réglé. Mais si on lui avait parlé du stade Léo Lagrange, il aurait à coup sûr planté.

 

Bad Robot.

Tout est dit. Monsieur Hamon continuera la politique de destruction des espaces verts et installations sportives menée par la mairie de Paris avec l’efficacité qu’on sait. Il faut admettre que cette lettre n’a pas été écrite par un robot. Grossière erreur stratégique !!!

 

La politique va tuer le stade Léo Lagrange

Plus de monde sur le stade que sous la Rapée.

Le stade connaît des pics d’affluence tout au long de la journée. affluence ne signifie pas saturation. Le stade satisfait à la demande. Le matin, les enragés du sport et des pros comme les pompiers. Dans la journée, les scolaires viennent de toutes part. à partir du milieu de journée, le public se diversifie. Clubs et associations, particuliers, toutes générations confondues.

Si la mairie de Paris projette de détruire le stade Léo Lagrange pour X prétextes, c’est qu’elle n’a ni la volonté de chercher une autre solution, ni la compétence. D’après ce qu’on a pu voir du projet, ce sera moche, bête et cher*. Tout le monde est d’accord là-dessus. Du coup, IFSLL peut faire de nombreuses propositions.

Léo Lagrange site classé

Le stade est déjà en partie site classé. Mais pour la mairie cela n’est pas plus dérangeant qu’un pet de Chouca dans la nef de Notre-Dame.

Pendant ce temps là, bien consciente de l’impossible entreprise, IFSLL distribue des tracts pour informer et fait signer sa pétition sur le marché, autour du stade et sur Internet.

Le dimanche sur le marché les gens se détendent et « pensent à autre chose », alors ils ne supportent plus qu’on leur parle de la mairie, ni qu’on leur parle, en général, de l’actualité.
Les sportifs font du sport et n’ont « pas le temps » de s’informer. C’est vrai quoi, on ne peut pas tout faire. Manquerait plus que ça.
Les associatifs sont dépendants des subventions et se taisent. Pour leurs adhérents, ils organiseront des transports par minibus pour aller sur les stades non saturés (Ivry, etc…) Finalement à la limite, c’est plutôt une chance.
Les enfants, innocentes victimes de la médiocrité, sont bien sûr trop jeunes pour se défendre mais ils n’oublieront pas qu' »on » a détruit leur stade (s’il n’y avait que le stade).
Les enseignants utilisent l’argument de la nécessité d’une formation sur le sujet dans leur temps de travail et du coup manquent de conviction. Quand aux parents, ils sont déjà engagés au quotidien dans le combat de tous les instants pour garder la tête hors de l’eau.
Et il y a la majorité silencieuse, paralysée par le machiavélique conditionnement qu’on sait (peur de réfléchir, peur d’exprimer son avis), hypnotisée comme la musaraigne par le serpent à queue (peur de se défendre, peur de la brutalité des représailles éventuelles (voitures brûlées, atteinte à la personne, etc), peur de mettre les proches en danger, peur de perdre son travail (les fonctionnaires(!) peur de tout, peur, peur, peur, peur, peur peur, peur, peur, peur, peur, peur, peur. Voilà le tableau : les gens ont peur de dire ce qu’ils pensent, ça se lit dans leurs yeux. « Non non, c’est pas si mal de raser le stade, au contraire !«  « Mais vous irez où alors ? »  « Bon, j’y vais là » Peur, à moins de rejoindre ceux qui peuvent tout se permettre, mais tout le monde n’a pas envie de s’investir à ce point. (que les adhérents se rassurent, IFSLL restera statutairement apolitique et ouverte à tous, en toute simplicité. Et donc le barrage de Sivens restera un exemple de mobilisation enviable et inaccessible. Tout se paie.).

Ce triste tableau (euphémisme) ne signifie pas que les gens, parce qu’ils n’osent exprimer leur désaccord, approuvent le projet de destruction du stade. En fait, ils sont complètement dégoûtés. Quand on arrive à expliquer en quelques mots (5) le projet de la mairie (détruire le stade Léo Lagrange), il y a en gros trois types de réactions.

Déni et incrédulité : « Jamais on ne détruira ce stade ! »
Fuite en avant et insouciance : « Mais non, ça fait des années qu’ils en parlent, et puis j’ai pas le temps. »
Dégoût et désintérêt : « De toutes façons on peut rien faire, ça ne sert à rien« .

On explique: « Si, il faut signer la pétition, dire non dans le registre de l’enquête publique, et rejoindre l’association IFSLL pour s’unir avec d’autres associations qui elles aussi défendent des sites un peu partout contre les opérations immobilières. Car l’union fait la force. »

Sauf que… Union, union… Justement, là aussi ça ne se passe pas comme prévu. À l’opposé, même. Union, à condition de s’encarter pour pouvoir parlementer avec la mairie ? Non, on va essayer de se débrouiller sans.

Chacun aura compris. Introduire la carte politique afin de négocier plus facilement avec la mairie relève probablement d’une nécessité motivée par un calcul de sièges. Alors pourquoi se presser ? Il ne faut pas oublier que bientôt c’est le début du tant attendu grand jeu des chaises musicales. Après, on verra bien avec qui on va parler. Pour l’instant, dans la configuration actuelle, défendu par IFSLL, association apolitique, le stade Léo Lagrange n’a  aucune chance, il est condamné. Mais qui sait ? L’avenir n’est pas écrit.

HpmS
Vice-président IFSLL

Amusez vous et faites du sport tant que c'est encore possible

Le stade Léo Lagrange est très bien. Quand des gens décident de le détruire, prétextant de l’améliorer, on se dit que l’orgueil est probablement l’ennemi numéro 1 de l’humanité.

partout on distingue des gens qui s'adonnent à leur pratique sportive, dans le meilleur des mondes. Ils n'aimeraient pas qu'on leur détruise cet endroit.

Bientôt les arbres apporteront l’ombre bienfaitrice et le charme qui font de cet endroit un lieu qu’il serait criminel de saccager.

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Ce sera moche, bête et cher*En cliquant sur certains liens dans ce document téléchargeable « objectif destruction », vous tomberez sur la page « erreur 404 » et vous appuierez naturellement sur la touche retour de votre butineur. Il faut savoir que cette « erreur 404 » n’en est pas vraiment une, bien au contraire. Explication.

À l’époque de la création du collectif ABC, IFSLL s’est rendu compte que la mairie a tout intérêt à monter les gens les uns contre les autres. (combat environnemental = chacun pour soi = NIMBY : Not In My Backyard). IFSLL a donc supprimé des pages qui risquaient de mettre « en compétition » deux sites menacés : Léo Lagrange et la gare de la Rapée. C’est vrai ça, quelle honte : on compare le nombre et la qualité des utilisateurs, le nombre d’arbres, la taille des chauve-souris, on en est rendus à mesurer si le stade « mérite » plus d’être préservé que la gare de la Rapée ? Certaines stratégies génèrent des situations méprisables qui frisent l’horreur, renvoyant à de très mauvais passages de l’histoire, et c’est très mauvais signe.

IFSLL a démontré que le stade Léo Lagrange est déjà à 60% site classéIl serait normal de le passer à 100% site classé. Ainsi, ce secteur de Paris conserverait son aspect historique et son charme. Hélas, c’est précisément ces choses là que la mairie s’emploie à effacer. Ce qui bien sûr est vain, car on n’arrive jamais tout à fait à effacer les choses, bien au contraire. Vain, et contre productif : résultat dans les urnes et gueule de bois. Mais bon. Ce qui est pris est pris. Et tant pis pour les autres.

* IFSLL n’est cependant pas stupide. La politique s’étant immiscée dans la (vile) partie—ce n’est pas un jeu—, les règles sont dénaturées. En fait, il n’y a plus de règles —y en a-t-il jamais eu ?—et cela a été clairement annoncé. En montrant patte blanche, (enfin patte rouge) les associations politisées dont le siège est à la gare de la Rapée vont discuter dans l’entre-soi avec la mairie qui est encrée bien à gauche, ce n’est pas un scoop. Et IFSLL, idéalement apolitique, n’a aucune chance dans sa défense du stade Léo Lagrange. Et ça aussi ça servira d’exemple.

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vomitaco

IFSLL apolitique : la liberté c’est bien.

Ce n’est pas un secret, la gare de la Rapée, via le collectif ABC, est désormais officiellement (depuis quelques semaines) soutenue par le parti communiste. C’est son droit. À l’inverse, IFSLL est apolitique. C’est son choix. Le cadre de vie, c’est l’affaire de tous. 

Une ligne claire et limpide :

  • Le stade Léo Lagrange, site à 60% classé ne doit pas être détruit. Et ce, quel que soit le prétexte : création de bibliothèque, centre commercial, logements, bureaux, héliport, parking, etc, ou même tout à la fois : non, pas question, on ne touche pas au stade. D’autant plus qu’il y a des quartiers plus urgents et passionnants à réhabiliter, à la fois du point de vue humain, environnemental, technique et financier. Un exemple ici 
  • IFSLL informe et interpelle. Rien d’autre.
Le stade Léo Lagrange n’appartient pas aux élus. Le stade Léo Lagrange appartient à tout le monde. C’est à dire à des milliers de personnes, qui en général n’ont pas le temps ou l’âge de comprendre ce qui se passe. Usagers et riverains qui le fréquentent assidûment ou même de temps en temps, de génération en génération. Entrée libre, pas besoin de carte. Ici le vivre ensemble, ça marche. Détruire le stade Léo Lagrange, outil d’intégration et d’épanouissement, serait un acte irresponsable et inhumain.

Mais pas de chance, justement, la mairie va détruire le stade Léo Lagrange : coïncidence, ignorance, incompétence ? Hélas non, ce serait trop simple. Tout porte à penser que nous, français, avons probablement été envahis par des extraterrestres dans un proche passé. (50, 60 ans) Les êtres auraient disséminé un virus dans l’atmosphère nationale (virus qui fonctionnerait à l’inverse du nuage de Tchernobyl et resterait sur le territoire). Aujourd’hui, nous serions au plus fort des effets de l’offensive de crétinisation. Comme le monde entier nous observe heure après heure, le remède pourrait consister à attendre de l’aide de l’extérieur en ouvrant les frontières. Bon, ça, c’est déjà fait, ça va. Mais l’attaque sur le stade Léo Lagrange, pour ne citer que ce qui concerne l’activité d’IFSLL, prouve que ça n’a servi a rien. Le problème persiste. Les questions sont : est-ce que les effets sont irréversibles (pour le stade, réponse oui), quelle apparence ont pris les extraterrestres, comment faire, et que fait la recherche ?
IFSLL, dans le quartier et avec ses petits moyens, tente de préserver ce qui reste d’avant l’offensive de crétinisation* : le stade Léo Lagrange. Hélas, les extraterrestres sont rusés. Heureusement, les adhérents d’IFSLL le sont aussi et en plus, courageux. Ils savent qu’ils sont amenés à rencontrer (ou pas) divers intervenants —parmi lesquels des extraterrestres infiltrés— compétents sur le problème du stade Léo Lagrange. Entendre divers sons de cloche. Car on ne peut pas comprendre le monde (et les extraterrestres) si on n’écoute qu’une partie du monde (et des extraterrestres). Associations de défense du patrimoine, techniciens de l’environnement : un stade à l’air libre ou enterré ? Des barres, des tours ou des bidonvilles neufs ? On voit bien que certains projets ne peuvent convenir qu’à des extraterrestres. Probablement de type insectoïde, en tout cas pas des dauphins.

Mais aussi, rencontrer des élus représentant différentes tendances, futurs remplaçants du team municipal actuel. Il est crucial de connaître leur point de vue au sujet du stade. Tous les avis méritent d’être entendus. On ne peut pas chercher à rassembler et en même temps exclure. Ça, c’était avant.

« Passant, souviens toi du stade Léo Lagrange »… « Si tu ne veux pas que ça t’arrive »… « À bon entendeur »… « Tu pouvais dire non »… « Léo Lagrange, cas d’école »… « Plus jamais ça »… « Maintenant, on fera attention »… Etc, etc, etc.

Une association a le droit de défendre et soutenir ce qu’elle veut, mais n’a pas à dire ce qu’une autre doit faire ou pas. IFSLL n’a pas de comptes à rendre même via un collectif à une association politisée. Si les actions de Valérie Montandon, qui s’intéresse à la destruction du stade Léo Lagrange, apparaissent sur le site d’IFSLL, c’est comme ça, n’en déplaise aux esprits chagrin. Avant 2015, Valérie Montandon, dès l’origine, s’opposait déjà au projet de destruction du stade Léo Lagrange. Le collectif ABC n’existait même pas.

La question** se pose désormais, dont chacun devine la réponse : à partir du moment ou le collectif ABC accueille une association clairement politisée, IFSLL statutairement apolitique et par respect pour ses adhérents mais aussi par idéal doit-elle se retirer et défendre seule le stade comme avant  ? Il faut bien reconnaître que pour l’instant, on continue de chercher ce que le collectif ABC a apporté de positif au stade Léo Lagrange. À part de dire avec qui on a le droit de parler et pourquoi, mais ça c’est négatif. Alors quand les passants troublés dans leur somnambulisme par un brouhaha, se disent : « Tiens ?! C’est quoi cette manif ?! IFSLL soutient la Gare de la Rapée ?! Ils feraient mieux de s’occuper de défendre leur stade, ces nigauds ! » il est temps de se poser des questions : à qui profite la confusion.

Sans politisation, l’environnement serait tellement plus défendable !
HpmS
VIce Président d’IFSLL
* Et Dieu sait qu’il ne reste pas grand chose
** Réponse bientôt.

Very bad Erratum

Double langage

Quand on entend « c’est pour votre bien », on sait d’avance que ça va déplaire. Quand on entend « les gens sont d’accord », on se demande : tous ? Et quand on lit son erratum, on comprend que la mairie pouvait faire autrement que détruire le stade Léo Lagrange. (Projet Quartier Erratum ici)

Enquête publique = documentation = le poisson noyé
Effectivement, le document diffusé lors de l’enquête publique du 15 novembre au 15 décembre 2016 apportait son lot d’heures sup’ (pour ceux qui travaillent pendant le boulot). J’avais quant à moi commencé à décortiquer chaque phrase, chaque assemblage de mots, pour en dévoiler la dangerosité. Un peu comme une ombre au sol peut en apprendre plus que la silhouette inoffensive qui se dessine à contre jour.
Mais là, l’entreprise était titanesque, et chaque page étudiée en générait cinq. (un phénomène bien connu dans l’administration). En fait, que du normal. Faire la part entre les simples erreurs de syntaxe et les approximations délibérées. Expliquer à quel point certains mots ou phrases anodins, bêtas, vides de sens (et Dieu sait que les documents en sont structurés), sont pernicieux… Chacun y loge un possible qui le rassure pour repousser celui qu’il redoute aux calendes grecques. Comme s’il pensait ne jamais être physiquement confronté à la réalité. Ou comme s’il préférait laisser aux enfants le soin de régler les problèmes.

Destruction du stade Léo Lagrange : quand on lit en diagonale, ça passe. Mais quand on fait attention, ça reste en travers. Bizarre, non ?
Les gens n’ont en général pas la volonté de consacrer du temps à comprendre parce qu’ils savent que cela les amènera à agir, donc à se positionner : le cauchemar. Laissons ça aux enfants. Ensuite ils font mine de s’étonner de voir beaucoup de grues et de bulldozers. Juste pour voir comment ils vont s’expliquer, on leur dit : « vous aviez tout sous les yeux mais il fallait regarder, et parfois lire. » « Oui, mais lire, c’est dur ! »(=ça prend du temps). « Il fallait regarder les plans, alors. » « Oui mais les plans… »

Justement, les plans : la mairie confirme, elle pouvait faire autrement
Pendant ce temps là, la mairie avançait dans son projet machiavelesque à grandes enjambées de calendrier respecté. Le temps passe vite. Le troupeau bêlait vaguement à l’appell ne bêlait même plus, et s’appliquait à bien regarder ailleurs (mais comment font-ils ?). Deuxième enquête publique, « blah blah. plus personne n’y croit ! » (souviens toi des berges de la Seine)… Et puis cet ERRATUM, en troisième page du document municipal officiel. De quoi se tordre de rire, si le sujet n’était pas aussi grave. 
On pouvait épargner le stade Léo Lagrange et réhabiliter tout un quartier, mais on préfère détruire le stade et laisser le quartier tel quel.

Comprenne qui pourra.

Il y a toujours une meilleure solution !

Ah, c’est ça le projet ? Oh ! ils vont raser le stade Léo Lagrange, pourtant site classé ! Il n’y avait pas d’autres solution ?

Erratum ! Erratum !

Tiens ! Un erratum ! Pour un document de 12 pages, ils font très fort ! Voyons voir…

Incroyable aveu involontaire de la municipalité

Où l’on comprend avec stupéfaction que la mairie avait bien localisé un emplacement idéal pour construire des logements sans détruire le stade Léo Lagrange.

On réhabilite un quartier ou on détruit un stade ?

Vérification de la première page. Force est de constater que la mairie a vraiment indiqué elle même l’emplacement idéal pour construire un quartier nouveau sans détruire le stade ! Un lapsus terrifiant, quand on voit que les solutions sont délimitées, connues, mais que la mairie préfère celle qui détruit. Ce document restera dans l’histoire.

« Allez, comme on a le choix,
on va détruire le stade et on va pas réhabiliter le quartier,
comme ça on verra bien où nous mènera cette stratégie. »

Oui, on verra bien. En attendant, IFSLL remercie la mairie du 12ème arrondissement de Paris pour son apport précieux au dossier téléchargeable ici.

Un apport qui nous permet aussitôt d’émettre une proposition raisonnable pour un consensus, qui ravira aussi bien les élus que les habitants du quartier réhabilité et les usagers du stade Léo Lagrange épargné. Un tel quartier rayonnera rapidement à l’international, ce qui sera bénéfique pour l’industrie touristique, et qui s’en plaindra ?

Voilà un quartier qui se prêtera bien à une petite retouche

En effet ce site gagnera à être optimisé. Que de place perdue !

Voilà un quartier qui n’attendait que sa retouche. Augmenter les hauteurs, simplifier les formes, libérer l’esprit, vider les portefeuilles de façon désintéressée et avec générosité. Des formes avec lesquelles le soleil pourra s’amuser, et les nuages aussi. À noter la corniche panoramique ferroviaire (Vietato sporgersi). Bureaux à l’ouest, appartements à l’est, commerces en bas. Un projet humble mais chouette. Alors ? Elle est pas belle la vie ? C’est les habitants du quartier qui vont être contents.

Un projet chouette. Alors ? Elle est pas belle la vie ? C'est les habitants du quartier qui vont être contents.

Une légère modification architecturale pour réanimer un quartier qui se meurt dans l’oubli. Des formes généreuses, agréables, pour un projet respectueux du portefeuille des contribuables. IFSLL espère que la mairie sera d’accord et qu’elle va lâcher le stade une bonne fois pour toutes.

HpmS
Vice-président IFSLL

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Prochain(ement) article : La défense de l’environnement est-elle prise en otage par les élus ? L’adhésion à leur philosophie doit-elle conditionner la réussite ou l’échec d’un combat environnemental ? Si la défense de l’environnement n’était pas captée à des fins électorales, est-ce que les défenseurs de l’environnement seraient plus nombreux ? vous avez pensé oui, non, oui, Big Brother le sait. Attention toi, oui toi là, et toi, et toi aussi là qui se cache derrière le petit à moustache, oui et d’ailleurs toi aussi le petit à moustache, et toi et… Oui, vous aussi Madame, et toi et toi et toi là-bas qui regarde ailleurs, et vous tous, là, et vous les enfants avec vos questions embarassantes. Vous n’avez pas peur du grand méchant loup qui se moque de tout et de ses projets complètement fous ? Pardon, vous pouvez répéter un peu plus fort, au fond de la salle, on ne vous entend pas… Quoi? « l’environnement c’est l’affaire de tous ? » Mais, c’est de la… Et… Mais, c’est quoi ça ? Une carte d’électeur déchirée ? Kiha ozé ? Allez ! faites voir vos cartes d’électeur ! Tous !
Pour la préparation de ce sujet (en ligne prochainement, onglet dissection), les commentaires sont exceptionnellement ouverts ici même.

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