Question de Valérie Montandon à la maire du 12ème au sujet du stade Léo Lagrange

Lundi 17 octobre 2016, nous avons eu l’honneur de rencontrer Valérie Montandon, Conseillère de Paris du 12ème arrondissement de Paris, Vice-Présidente du Groupe les Républicains au Conseil de Paris, Présidente du groupe les Républicains du 12ème.

Carole Mauquo prépare un compte-rendu détaillé de l’entrevue, mais pour les plus impatients de nos lecteurs (attention spoiler) nous concluons que la problématique Léo Lagrange/Baron Leroy relève du fait que « la mairie (du 12ème) considère les espaces publics (stades, squares, etc) comme des réserves foncières à son entière disposition. » Bof, tout le monde le savait. Tu parles d’un spoiler.

Rien à faire pour défendre le stade. Depuis quelques années, on ne construit plus pour les uns qu’à la condition sine qua non de détruire le bien des autres, privé ou public, et même surtout public s’il est utilisé de longue date par de nombreux citoyens dont la maigre descendance, cerise sur le gâteau, se trouvera ainsi dépossédée de fait. Comment dissuader les élus de détruire le centre sportif Léo Lagrange ? Évoquer un certain siège éjectable réglé sur 2017 ? Ça aussi, tout le monde l’a en tête. Proposer toute solution intelligente serait inutile. On peut construire partout mais pas au prix de la destruction d’un stade, ah bon, tout le monde le sait, mais pourquoi ils le font alors ? Offensive de crétinisation, conditionnement et formatage sont à leur apogée et vont s’effondrer brutalement comme un soufflé aux moules. La destruction du stade Léo Lagrange servira d’exemple quand les débats s’ouvriront, très bientôt. Pour l’instant on se contente de pleurer sur la destruction inévitable d’arbres. Même si les plus rares ont déjà été tronçonnés à titre préventif. Quoi de plus difficile à défendre qu’un arbre qui n’existe plus ?

Pour Baron Leroy, par contre pas de problème, les arguments pour préserver ce tas de pierres gluantes et puantes sont légion. D’abord, il faut garder des traces du passé. Au cas où on oublierait. Seulement on ne l’oublie pas, le passé. À bien y réfléchir, comme argument ce n’est pas terrible. Alors quand on s’aperçoit que Baron-Leroy c’est quelques entrepreneurs et  privilégiés férus d’histoire qui défendent leur passion personnelle pendant que des milliers dmalheureux ‘anonymes fuient les guerres et la sécheresse pour venir agoniser aux portes fermées d’un entrepôt frigorifique désaffecté, ça fait un peu égoïste. Heureusement, on a donc trouvé l’argument imparable pour préserver sans avoir honte Baron-Leroy, pour être sûr de ne pas devoir l’utiliser pour construire des logements sociaux, pour être sûr de n’avoir pas d’autre choix que détruire le stade Léo Lagrange : Il faut préserver le site Baron Leroy parce qu’il est parfait pour maintenir les bonnes bouteilles à la température idéale. Ainsi, en plus de la bonne conscience de créer quelques emplois dans la restauration, les bobos, pour se consoler de la destruction du stade, pourront sabrer le champagne à la santé des souvenirs sur le rooftop clinquant d’un entrepôt frigorifique restauré au frais… de qui ?  Si en plus on légalise là ça va être le paradis. Pour eux. Hélas c’est la vérité vraie.

En résumé, si vous pensez que mieux vaut construire à la place de Baron-Leroy (utilisé par 3 ou 4 entreprises délocalisables), plutôt que de détruire un stade utilisé par des milliers d’utilisateurs, détrompez vous : on ne peut pas mettre en balance Baron-Leroy et Léo Lagrange parce qu’il y a un projet pour Baron-Leroy : mettre les bouteilles au frais.

Quelques temps après, Valérie Montandon posait du bout des lèvres la question qui ne fâche pas trop : « et les arbres ? »

Ci-dessous, IFSLL a mis en images la question posée à la maire du 12ème. Carole Mauquo, présidente de IFSLL, l’association qui défend toute seule le stade Léo Lagrange, a promis un bref résumé de la réponse, mais pas en un mot (qui serait ricanements). Du coup, ça tarde.

Info : dans le prochain bulletin municipal, grâce à Valérie Montandon —encore une fois, louée soit-elle, qui sait écouter les gens et transmettre du mieux possible au pouvoir encore en place leurs inquiétudes—, Carole Mauquo expliquera la raison d’être de l’association IFSLL qu’elle mène d’une main de fer dans un gant de velours. Mais le murmure associatif  qui va mourir doucement un peu partout ici et là est-il plus efficace que le tonnerre un peu moins policé qu’on entend partout à la fois ? Chaque chose en son temps. Le gant de velours tient un mégaphone.

Arrêtez ou je hurle !

Qui murmure aujourd’hui
Demain hurle
Avec nos amis
Rendez-vous aux urnes

 

Question Valérie Montandon et infographie

La question de Valérie Montandon à la Maire du 12ème illustrée d’infographies.

télécharger le PDF

À venir, le compte-rendu détaillé rédigé par Carole Mauquo.

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