La politique va tuer le stade Léo Lagrange

Plus de monde sur le stade que sous la Rapée.

Le stade connaît des pics d’affluence tout au long de la journée. affluence ne signifie pas saturation. Le stade satisfait à la demande. Le matin, les enragés du sport et des pros comme les pompiers. Dans la journée, les scolaires viennent de toutes part. à partir du milieu de journée, le public se diversifie. Clubs et associations, particuliers, toutes générations confondues.

Si la mairie de Paris projette de détruire le stade Léo Lagrange pour X prétextes, c’est qu’elle n’a ni la volonté de chercher une autre solution, ni la compétence. D’après ce qu’on a pu voir du projet, ce sera moche, bête et cher*. Tout le monde est d’accord là-dessus. Du coup, IFSLL peut faire de nombreuses propositions.

Léo Lagrange site classé

Le stade est déjà en partie site classé. Mais pour la mairie cela n’est pas plus dérangeant qu’un pet de Chouca dans la nef de Notre-Dame.

Pendant ce temps là, bien consciente de l’impossible entreprise, IFSLL distribue des tracts pour informer et fait signer sa pétition sur le marché, autour du stade et sur Internet.

Le dimanche sur le marché les gens se détendent et « pensent à autre chose », alors ils ne supportent plus qu’on leur parle de la mairie, ni qu’on leur parle, en général, de l’actualité.
Les sportifs font du sport et n’ont « pas le temps » de s’informer. C’est vrai quoi, on ne peut pas tout faire. Manquerait plus que ça.
Les associatifs sont dépendants des subventions et se taisent. Pour leurs adhérents, ils organiseront des transports par minibus pour aller sur les stades non saturés (Ivry, etc…) Finalement à la limite, c’est plutôt une chance.
Les enfants, innocentes victimes de la médiocrité, sont bien sûr trop jeunes pour se défendre mais ils n’oublieront pas qu' »on » a détruit leur stade (s’il n’y avait que le stade).
Les enseignants utilisent l’argument de la nécessité d’une formation sur le sujet dans leur temps de travail et du coup manquent de conviction. Quand aux parents, ils sont déjà engagés au quotidien dans le combat de tous les instants pour garder la tête hors de l’eau.
Et il y a la majorité silencieuse, paralysée par le machiavélique conditionnement qu’on sait (peur de réfléchir, peur d’exprimer son avis), hypnotisée comme la musaraigne par le serpent à queue (peur de se défendre, peur de la brutalité des représailles éventuelles (voitures brûlées, atteinte à la personne, etc), peur de mettre les proches en danger, peur de perdre son travail (les fonctionnaires(!) peur de tout, peur, peur, peur, peur, peur peur, peur, peur, peur, peur, peur, peur. Voilà le tableau : les gens ont peur de dire ce qu’ils pensent, ça se lit dans leurs yeux. « Non non, c’est pas si mal de raser le stade, au contraire !«  « Mais vous irez où alors ? »  « Bon, j’y vais là » Peur, à moins de rejoindre ceux qui peuvent tout se permettre, mais tout le monde n’a pas envie de s’investir à ce point. (que les adhérents se rassurent, IFSLL restera statutairement apolitique et ouverte à tous, en toute simplicité. Et donc le barrage de Sivens restera un exemple de mobilisation enviable et inaccessible. Tout se paie.).

Ce triste tableau (euphémisme) ne signifie pas que les gens, parce qu’ils n’osent exprimer leur désaccord, approuvent le projet de destruction du stade. En fait, ils sont complètement dégoûtés. Quand on arrive à expliquer en quelques mots (5) le projet de la mairie (détruire le stade Léo Lagrange), il y a en gros trois types de réactions.

Déni et incrédulité : « Jamais on ne détruira ce stade ! »
Fuite en avant et insouciance : « Mais non, ça fait des années qu’ils en parlent, et puis j’ai pas le temps. »
Dégoût et désintérêt : « De toutes façons on peut rien faire, ça ne sert à rien« .

On explique: « Si, il faut signer la pétition, dire non dans le registre de l’enquête publique, et rejoindre l’association IFSLL pour s’unir avec d’autres associations qui elles aussi défendent des sites un peu partout contre les opérations immobilières. Car l’union fait la force. »

Sauf que… Union, union… Justement, là aussi ça ne se passe pas comme prévu. À l’opposé, même. Union, à condition de s’encarter pour pouvoir parlementer avec la mairie ? Non, on va essayer de se débrouiller sans.

Chacun aura compris. Introduire la carte politique afin de négocier plus facilement avec la mairie relève probablement d’une nécessité motivée par un calcul de sièges. Alors pourquoi se presser ? Il ne faut pas oublier que bientôt c’est le début du tant attendu grand jeu des chaises musicales. Après, on verra bien avec qui on va parler. Pour l’instant, dans la configuration actuelle, défendu par IFSLL, association apolitique, le stade Léo Lagrange n’a  aucune chance, il est condamné. Mais qui sait ? L’avenir n’est pas écrit.

HpmS
Vice-président IFSLL

Amusez vous et faites du sport tant que c'est encore possible

Le stade Léo Lagrange est très bien. Quand des gens décident de le détruire, prétextant de l’améliorer, on se dit que l’orgueil est probablement l’ennemi numéro 1 de l’humanité.

partout on distingue des gens qui s'adonnent à leur pratique sportive, dans le meilleur des mondes. Ils n'aimeraient pas qu'on leur détruise cet endroit.

Bientôt les arbres apporteront l’ombre bienfaitrice et le charme qui font de cet endroit un lieu qu’il serait criminel de saccager.

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Ce sera moche, bête et cher*En cliquant sur certains liens dans ce document téléchargeable « objectif destruction », vous tomberez sur la page « erreur 404 » et vous appuierez naturellement sur la touche retour de votre butineur. Il faut savoir que cette « erreur 404 » n’en est pas vraiment une, bien au contraire. Explication.

À l’époque de la création du collectif ABC, IFSLL s’est rendu compte que la mairie a tout intérêt à monter les gens les uns contre les autres. (combat environnemental = chacun pour soi = NIMBY : Not In My Backyard). IFSLL a donc supprimé des pages qui risquaient de mettre « en compétition » deux sites menacés : Léo Lagrange et la gare de la Rapée. C’est vrai ça, quelle honte : on compare le nombre et la qualité des utilisateurs, le nombre d’arbres, la taille des chauve-souris, on en est rendus à mesurer si le stade « mérite » plus d’être préservé que la gare de la Rapée ? Certaines stratégies génèrent des situations méprisables qui frisent l’horreur, renvoyant à de très mauvais passages de l’histoire, et c’est très mauvais signe.

IFSLL a démontré que le stade Léo Lagrange est déjà à 60% site classéIl serait normal de le passer à 100% site classé. Ainsi, ce secteur de Paris conserverait son aspect historique et son charme. Hélas, c’est précisément ces choses là que la mairie s’emploie à effacer. Ce qui bien sûr est vain, car on n’arrive jamais tout à fait à effacer les choses, bien au contraire. Vain, et contre productif : résultat dans les urnes et gueule de bois. Mais bon. Ce qui est pris est pris. Et tant pis pour les autres.

* IFSLL n’est cependant pas stupide. La politique s’étant immiscée dans la (vile) partie—ce n’est pas un jeu—, les règles sont dénaturées. En fait, il n’y a plus de règles —y en a-t-il jamais eu ?—et cela a été clairement annoncé. En montrant patte blanche, (enfin patte rouge) les associations politisées dont le siège est à la gare de la Rapée vont discuter dans l’entre-soi avec la mairie qui est encrée bien à gauche, ce n’est pas un scoop. Et IFSLL, idéalement apolitique, n’a aucune chance dans sa défense du stade Léo Lagrange. Et ça aussi ça servira d’exemple.

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vomitaco

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