Autres arrondissements, villes de Proche ceinture, Banlieue, Grande Banlieue, Diagonale du vide/Province. Ce n’est pourtant pas la place qui manque

 

Il ne faut pas démanteler le Centre Sportif Léo Lagrange :

arguments

Il existe de nombreux sites et raisonnements favorables à la création de logements ailleurs qu’à la place des stades.

Le grand Paris prévoyait de rééquilibrer géographiquement l’habitat et les sites d’emploi en créant une sorte de trame par les axes de communication, répartis autour de Paris afin de décongestionner la capitale et de faire gagner aux populations du temps de transport, donc de la qualité de vie et de l’efficacité. Une orientation intelligente à laquelle depuis 4 ans on tourne complètement le dos, au point de construire des logements à la place des stades !

On sait que rien ne justifie de détruire un stade : les solutions alternatives sont nombreuses. Partout en France, des créations de logements et d’emploi (on a déjà les zones commerciales) apporteraient de la vie dans des régions sinistrées sans avenir. Pourtant la municipalité s’acharne à multiplier les offensives de destruction des stades Parisiens pour construire des barres de logements à la place*. Pourquoi ?

Voilà 5 ans, tout le monde était d’accord. Paris étant saturé, les déplacements Banlieue/Paris/Banlieue devenus ingérables, il fallait construire des logements en périphérie pour limiter les déplacements, et mieux répartir l’emploi permettrait de fixer les populations.

On s’en prend aux stades ? si on peut éviter de réfléchir, pourquoi s’en priver ?

Aucun média n’en parle ? si on peut éviter le sujet, pourquoi s’en priver ?

Alors, si on peut choisir en deux mille dix sept, pourquoi s’en priver ?

Raser des stades pour construire des logements à la place, ça ne se fait pas. On ne peut pas détruire aux uns pour construire aux autres et en même temps prêcher en gesticulant les vertus du vivre ensemble.

On avait la solution, voilà à peine quatre ans et demi. Il s’agissait de créer des bassins d’emploi par spécialité (recherche scientifique, industrie pharmaceutique, etc.) à travers les petite et grande banlieues pour les réanimer. On parlait d’Arc Express (alias le grand huit), d’usines sur le plateau de Saclay, de zones commerciales, de TTTGH (les fameuses tours de très très grande hauteur), de Paris-Le Havre ville monde, d’Avenir. Ce projet de mutation du paysage, de ré articulation, promettait à lui seul une à deux décennies de travail et d’évolution.

Même au pire de ce qui a été pensé pour le Grand Paris, on n’est jamais tombé aussi bas que d’envisager de créer des barres comme en 1950. (ce qui est prévu à la place du stade Léo Lagrange !) Et pour cause, du temps où l’on réfléchissait sur le grand Paris, toutes tendances confondues, il y avait l’intelligence, le dialogue, la volonté de répondre aux problèmes actuels sans recréer les erreurs du passé. En cherchant des solutions intelligentes aux problèmes du présent, on construisait l’avenir.

Et on y était presque. Mettre fin à cette folie en étoile où le matin tout le monde se rue vers Paris et le soir même chose en sens inverse, des siècles d’heures perdues dans des transports sursaturés, des populations sous antidépresseurs, du chômage même dans la capitale, un pays mort dans la journée et le soir, un pays dortoir, des jeunes dégoûtés qui n’ont d’autre choix que la réussite assurée ailleurs (pour les rescapés du système éducatif) où la révolte violente (ceux qui n’ont plus d’espoir, abandonnés à la dérive sur le trottoir, à qui on va donner l’autorisation de fumer des drogues pour être sûr qu’ils ne s’en sortiront pas, entre les terrains vagues et les stades démantelés où ils ne pourront plus emmener ni leurs petits frères ni leurs enfants), l’actualité nous le rappelle au quotidien. Ces idées sur le Grand Paris n’étaient pas dénuées de sens, elles étaient même intelligentes car il y avait un projet. Et là on en est où ? on rase les stades. Une honte. Peut-être que tout n’est pas perdu. Mais il faudra attendre une ou deux générations. Ceux qui ont tout détruit resteront des destructeurs. On ne change pas les logiciels dans les cervelles. Seul le temps sait faire ça.

En 2016, on recommence à saturer Paris au point de détruire les stades pour construire des barres d’habitation des années 1950 à la place et augmenter le taux de chômage au mètre carré. Non seulement on n’a rien retenu de l’histoire mais en plus on n’a aucune vision de l’avenir et que dire du respect des générations futures ou même du respect des gens tout court. Pourtant, que de grands mots, que de grandes idées, que d’enchantement. Les grandes écoles ne formeraient-elles plus que des illusionnistes ?

La solution, sans aller jusqu’à créer une mégalopole s’étendant de Paris au Havre, ne serait-elle pas de créer une trame de hameaux nouveaux et futuristes (futuristes =intelligemment pensés) là où il n’y a plus rien que du désespoir (la fameuse diagonale du vide), de greffer la vie ensemble dans les déserts inter urbains, de faire repartir l’emploi durable qui rapproche les gens, d’institutionnaliser les AMAP, le troc, le bric et le broc, le néo espéranto. Réparer plutôt que continuer à détruire. Il faudra que les jeunes prennent la relève. Seulement, la fuite des cerveaux s’accélère. En attendant deux mille dix sept, merci de ne plus rien faire, et si c’est déjà le cas, merci de le faire encore mieux et de ne pas toucher au stade Léo Lagrange.

* mais à chaque fois que les gens se défendent, elle abandonne !

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