Des questions plus que jamais d’actualité

Extrait édifiant du compte-rendu du conseil général de novembre 2014 (archive)

    Voici un document pour remonter (ou redescendre ?)  vers l’instant zéro, quand le projet de destruction du Centre Sportif Léo Lagrange est passé des éthers à sa forme écrite mortifère. Novembre 2014. Le mal était déjà bien avancé. Une âme charitable à surligné en rouge (!) les détails importants noyés entre phrases bateau et formules béton. Le document complet est disponible sur le site de la mairie, mais vous pouvez télécharger ci-dessous l’extrait nous concernant : Extraits du Compte Rendu du Conseil Général de novembre 2014. IFSLL aurait aimé demander à Sandrine Mazetier de poser quelques questions de sa part à Madame Baratti-Elbaz, Maire du 12ème arrondissement de Paris, au sujet de ce compte-rendu du conseil général de novembre 2014 . Nous n’en avons pas eu le temps. Qu’importe : il n’est jamais trop tard pour poser des questions plus que jamais d’actualité.

   Le compte-rendu du conseil général de novembre 2014 n’explique pas vraiment comment, du premier projet « aménagement de la zone Charenton-le-Pont/Bercy », qui avait pour objectif de rapprocher Charenton-le-Pont de Bercy, on en est maintenant à la validation du projet d' »extension à la zone Léo Lagrange », modification PLU, construction d’une barre géante très discrète sur les plans en vue de dessus. (voir l’infographie « manipulation en trois passes« ) Eh oui, Charenton-le-Pont/Bercy était le seul biais qu’on avait trouvé pour amorcer l’attaque sur Léo Lagrange ! Le moment venu, il fallait bien abaisser les cartesPas de chance : ils ont créé IFSLL, l’association qui fonctionne comme le persévérant ratier, détectant tous les trous de musaraigne même des mois après, réveillant les détails endormis, détricotant sans desserrer les dents les stratégies perverses !

IFSLL est particulièrement apolitique. Tout le monde peut se retrouver dans l’objectif de cette association. Mais il est évident que l’affaire du stade Léo Lagrange servira d’exemple. Les archives des nombreux thèmes simplement évoqués ou traités en profondeur pour la défense du stade sont à la disposition des internautes à conditions qu’ils n’en dénaturent pas l »esprit. Il fallait le préciser ici à l’attention des  internautes qui n’auraient pas pris connaissance des statuts d’IFSLL.

IFSLL défend chaque arbre, parce qu’un arbre coupé ne repousse pas. IFSLL travaille sur de nombreuses contre-propositions et solutions agrémentées d’infographies. Pourquoi détruire un stade quand d’autres terrains se prêtent tellement mieux au projet ? Les élus savaient ce qu’ils faisaient et ils ont préféré détruire le stade ? Les gens n’ont pas envie que ça se produise en face de chez eux.
Aspect financier : Personne n’en a jamais même vaguement parlé mais IFSLL pose la question : même si des logements sont achetés sur plan (tiens, on n’en a pas vu beaucoup non plus, des plans), qui va avancer l’argent sur les impôts et au détriment de quoi ? Combien allons-nous payer pour la destruction de notre stade ?
Aspect architectural : En ces temps où l’on ose tout, maquillant avec des mots creux des projets vides , comment être confiant ? Nul besoin d’aller vers l’avenue de France pour constater que le crépit de nombreux bâtiments récents se fissure déjà et que l’humidité ronge les façades. Et… À quelle hauteur s’élèvera l’horrible et coûteuse monstruosité ? Avec la (dé)réglementation on a l’assurance du pire, surtout que le site est en pente. Comme si ça ne suffisait pas.
Moins-value sur l’immobilier impacté : Elle sera importante, et les recours des propriétaires seront nombreux et soutenus. On peut imaginer : « avant vous aviez un vis-à-vis à 50 mètres, maintenant il est à 25 mètres. Bon. » Rien à dire. Mais pour le secteur Léo Lagrange, c’est différent : « avant vous n’aviez pas de vis-à-vis, maintenant vous avez un vis à vis à 20 mètres sur une barre. » Dit autrement : « appartement à vendre sans vis-à-vis » ou « appartement à vendre, vis-à-vis sur barre, 20 mètres ». 
Sans parler de toute la série des désagréments qui vont avec : perte d’ensoleillement, nuisances sonores démultipliées, stations de métro sursaturées, moins de parking. Etc. La mairie peut se préparer à de longues et nombreuses procédures qu’elle ne pourra pas balayer d’un revers de main. On s’en rend très bien compte quand on en discute avec les occupants des appartements impactés. Tous redoutent l’impact sur la qualité de vie dans le quartier. On ne détruit pas un stade impunément. Personne n’a oublié l’expérience du passé. Pourquoi avait-on construit et que sont devenues les barres des années 1950 ? Pourquoi plus personne ne supporte d’y vivre ?

Quand à savoir par quel tour de passe passe la municipalité va améliorer l’offre sportive déjà existante Empiler ou enterrer. Les paris sont ouverts. Élargir la piste, une plus grande tribune, une allée herbue, un complexe aquatique, etc. tout en diminuant la surface du stade de 60% ! De qui se moque-ton. Personne n’a jamais rien demandé. Tout était très bien. Il n’y a pas besoin d’amélioration. Le mieux est l’ennemi du bien.

Vous pouvez maintenant entreprendre la lecture du compte-rendu du conseil général de novembre 2014.

Les commentaires sont ouverts en bas de page afin que chacun puisse poser ses propres questions et réflexions. Nous les transmettrons à Madame le maire du 12ème.

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Catherine Baratti-Elbaz,
maire du 12e arrondissement,
au sujet de l’opération « Bercy-Charenton »

(Extraits du C.R. du Conseil General de nov 2014 )

  • « …C’est une opération majeure pour le 12e arrondissement, mais aussi pour Paris et sa métropole.
    Alors que nous portons dans cette mandature un objectif historique de 10.000 logements par an, « Bercy-Charenton » accueillera à terme entre 4.000 à 5.000 logements sur plus de 60 hectares, permettant de recréer de l’urbanité et de la mixité dans un espace jusqu’alors infranchissable et hermétique au dynamisme de notre Ville… »
  • « …Au service de nos priorités, c’est d’abord l’objectif de créer davantage de logements pour atteindre 50 % de logements dans nos opérations… »

(Remarques et questions que IFSLL souhaite poser à Madame Baratti-Elbaz) : Chaque arrondissement se verra-t-il amputé d’un ou plusieurs stades ? La destruction et le remplacement des stades, surfaces vertes et petits squares à Paris et en Ile-de-France par des barres d’habitations et de bureaux seront-ils suffisants pour absorber le flux exponentiel de populations Non. La solution n’est pas forcément « ailleurs ». (dans la Creuse) Elle est plutôt « autrement », ou « mieux ». (Baron-Leroy) IFSLL les recense les idées, Baron Leroy est probablement la meilleure.

  • « …d’autres usages pour la voie de la Rapée inférieure, compatibles avec sa conservation au moins partielle.
    Afin d’accueillir de nouveaux habitants, environ 15.000, plusieurs équipements publics sont prévus – et je m’en félicite – parmi lesquels un groupe scolaire, des crèches, une bibliothèque, un nouveau collège. … »

(Remarques IFSLL) : (au sujet de ce qui est surligné en rouge au dessus)
– il y a plus de surface sur la Rapée Inférieure/Baron Leroy qui en plus sont des espaces vides, sous utilisés et disponibles actuellement, vous annoncez y installer 15000 personnes seulement.
– et vous programmez la destruction du stade Léo Lagrange qui est plus petit mais très bien optimisé dans ses équipements et sa fréquentation pour y construire 5000 logements soit au minimum 20000 personnes. (et vous vous en félicitez)
Que va-t-il se passer quand le stade aura été privatisé, subtilisé aux utilisateurs actuels, et qu’il sera caché derrière des barres d’habitations laides et morbides ? Les questions s’amoncellent. Les conséquences du projet de démantèlement du stade Léo Lagrange sont innombrables. Pour éviter de commettre l’irréparable, IFSLL s’en tient à proposer de meilleures solutions. Le choix de détruire le stade prouve que la municipalité n’a aucun réel désir de construire un avenir respectueux des populations, et qu’en toute logique au final ce sera l’inverse. le Centre Sportif Léo Lagrange servira d’exemple. (anecdote : déjà, une carte d’électeur a été agrafée dans le cahier de l’enquête publique !)

  • « …Comme le précise notre vœu, la station de la porte de Charenton de la ligne 8 mériterait d’être rénovée, dans la perspective de ces nombreux nouveaux habitants dans le quartier…. »

(Remarques IFSLL) : Les habitants du 12ème vont en plus payer les travaux de modification de la station de la porte de Charenton ? Ils ont déjà payé pour la diminution des places de stationnement, ils paient en plus pour financer le pass navigo des habitants de proche banlieue et grande couronne (un véritable scandale), on leur a enlevé le marché dominical sur le Boulevard Poniatowski. On leur a fermé des bureaux de poste, des librairies, des pressing, des électriciens, des menuisiers, et autres petits commerces. On leur a interdit l’accès à la pelouse de Reuilly sauf pour les cirques et la foire du Trône. Maintenant, on va leur voler le stade Léo Lagrange, saccager Paul Valery. La liste qui énerve s’allonge, l’offensive est globale. Haro sur tout ce qui reste.
Lors de nos tractages, quelques remarques reviennent : « On ne savait pas » « Où sont passés les défenseurs de l’environnement ? ». « Les élus ne sont plus à son écoute ». « Tous les mêmes ». « Y’a qu’une chose qui les intéresse » . Rencontrer, parler, informer, avertir du projet municipal et mettre en lumière la façon dont il a été combiné nous permet de connaître les habitants du quartier et les utilisateurs du Centre sportif Léo Lagrange. Tous sans exception sont attachés à leur quartier, à la présence de la nature qu’ils savent identifier (palmiers Porte dorée, oliviers en pot pour certains restaurants, acacias sur la petite ceinture, hérissons, chats, rongeurs, oiseaux) et apprécient les initiatives de jardins partagés et de semis sauvage de graines, roses trémières, capucines, pensées, jonquilles, chèvrefeuille, fraisiers et framboisiers au pied des arbres.
– Les utilisateurs du stade souvent ne sont pas au courant ou refusent d’admettre l’imminence du massacre : un déni de réalité qui les réconfortetrop mais permet au mal de s’installer. « ça traîne depuis des années, on a le temps.
– Les responsables associatifs : « Bof, on ira ailleurs«  « on trouvera un intervalle » « Non non, les adhérents resteront ». 
Quant  aux habitants du quartier, saignés à blanc, ils se savent trahis et ont la certitude que ça ne sert à rien, que « tout est joué ». Ils sont presque pressés d’en finir,mais en quelques minutes, ils se réveillent (lueur dans les yeux) quand ils réalisentqu’il sera bientôt trop tard pour revenir en arrière.

En théorie comme en pratique, d’après l’exemple du stade Léo Lagrange, il est très possible de condamner ou de programmer n’importe quelle destruction sans rencontrer la moindre résistance. Surtout là où les gens n’ont pas forcément les connaissances ni la conviction, ni l’argent ni le temps et l’imagination pour se défendre. Ceux qui le pourraient travaillent. Ils ne voient pas et n’ont pas le temps de lire les affiches jaunes d’information de réunion publique, qu’ils confondent avec les pancartes de vente de sommiers à la sauvette ou de cirque.
Faire des petits sondages au minimum réglementaire et dire que tout le monde a donné son avis.
S’arranger pour que l’enquête publique ait lieu pendant l’été…
Naviguer au plus près du calendrier.
Avancer caché : on commence par s’intéresser à Charenton-le-Pont/Bercy, et tout d’un coup on saute sur le Stade Léo Lagrange.
Toutes ces façons de faire ne sont pas malhonnêtes. Elles sont juste pointues, et légales. Rien à dire. Trop tard.
Quand les arbres seront tronçonnés cela fera du bruit.
Et quand les bulldozers et les grues s’activeront soudain un lundi matin d’automne au changement d’heure quand il fera encore nuit, les gens se rendront compte, et ce ne sera que le début ! Toutes ces choses apparaîtront d’un coup, et ce qui les aura précédées éclatera au grand jour rétrospectivement. Quand le mal sera en train de s’accomplir, de passer du projet à la réalité, chez toutes les classes de population et surtout les plus jeunes, trahies impitoyablement dans leur futur et leurs espérances, la rancœur montera crescendo, au fil des travaux. Et aux prochaines échéances les imprudents vont se retrouver éjectés de la stratosphère mieux qu’avec le lanceur Soyouz, parce qu’il faut l’avouer, les élus sont d’excellents bricoleurs. Tous autant qu’ils sont, ils sont en train de se fabriquer le siège éjectable ultime. 
Le stade Léo Lagrange est déjà très bien. Décider de le raser en entassant plus sur moins de place, se vanter d’améliorer et de faire mieux, c’est faire preuve d’un orgueil destructeur sans égal dont les plaies ne seront soignées que dans le calme des urnes ou celui de la rue, au choix. Détruire, on le comprend bien, n’est pas un problème pour des élus qui n’habitent pas les lieux qu’ils détruisent. Construire demande ce qu’ils n’ont pas. Alors ils vont piocher les idées ailleurs : dans le passé ! Des barres minables, sordides, comme si personne ne savait ce que sont devenues les barres : des îlots de désespérance et d’exclusion, de haine. Les destructeurs médiocres ne se transforment jamais en bâtisseurs de génie. Ils créent de la haine. Qu’en pensez-vous ?

  • « …Je me félicite que ce nouveau périmètre permettre le réaménagement du stade Léo Lagrange et la modernisation de ses installations sportives.
    La constitution d’un bâti symétrique sur le boulevard permettra par ailleurs de poursuivre la dynamique que nous avons initiée avec la mise en oeuvre du tramway fin 2012 sur les Maréchaux.
    L’extension au secteur Léo Lagrange participe d’une double volonté : d’intégrer ce futur quartier au reste de la Ville, d’une part, et de faire bénéficier les habitants actuels de cette dynamique de projet, d’autre part. »

(Remarques IFSLL) : voici un discours type dans lequel l’auditeur met ce qu’il souhaite croire. Quand de telles phrases précèdent un projet, attendez-vous au pire. Le stade Léo Lagrange ? Non, les installations sportives n’ont pas besoin tout à coup d’être modernisées. Personne n’a besoin comme ça le matin en se réveillant d’un bâti symétrique sur le boulevard Poniatowski. Nul besoin de symétrie là où les choses existent déjà et qu’elle sont belles, naturelles, que les gens y sont bien. Besoin de symétrique, pour justifier la destruction du naturel ? Naturel, souple, libre, évolution, culture, avenir. Symétrique, rigide, frigide, fermeture, mort. Personne n’a envie de discuter quand on veut imposer de la symétrie. Juste fuir. La symétrie précipite le monde dans le chaos. La preuve ? Poursuivre la dynamique ? Ne serait-ce pas plutôt continuer de dynamiter ? intégrer ce futur quartier au reste de la Ville ? Ah oui, tiens, au fait ! Au départ, il était question d’ouvrir Charenton-le-Pont à Bercy. On n’en parle plus ? A moins que… C’était juste un prétexte ? Une double volonté ? Qui souhaiterait remplacer un stade par des immeubles ? Personne. Le seul emplacement possible pour ce nouveau quartier est Baron-Leroy. IFSLL a émis et consigné par écrit des remarques et propositions d’ordre urbanistique à ce sujet,  cet été lors de l’enquête publique.

H.p.m.S., Vice-président d’IFSLL


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