Léo Lagrange/Baron-Leroy/I.G.H.

Aveugles regardez !

En haut de l’image, au fond à droite, le stade Léo Lagrange et son annexe La Vigerie appartiennent bien à la zone verte, cette extrémité du bois de Vincennes qui ouvre directement Paris à la nature. À l’évidence, on ne doit pas y toucher.

Un peu d'ordre dans les préférences

Périmètre des zones

Avec le stade, la nature entre dans la ville. Casser Léo Lagrange, c’est repousser la nature, c’est créer une barrière entre Paris et le bois de Vincennes, c’est privatiser ce qui appartient à tous. C’est une trahison, un manque de respect à la population, la preuve que tous les beaux discours « généreux » n’étaient que mensonges et calculs.

À l’inverse, à gauche, délimitée en orange, la Gare de la Rapée appartient complètement à la ville et en plus c’est un bel emplacement, quoique clairement moins fréquenté ! C’est par là que Bercy village serait désenclavé, par exemple en ouvrant un passage, une arche à travers l’incompréhensible immeuble « Terrasse de Champagne » qui donnerait sur un beau quartier nouveau à visage humain. Seulement, cet endroit témoin d’une autre époque fait partie du patrimoine historique et on ne peut pas le détruire non plus.

La nature et l’histoire sont des biens fragiles dont personne ne dispose et qu’il convient de transmettre en bon état. Prétendre les améliorer n’est que pur orgueil, vanité, médiocrité.
Au premier abord, au vu du projet lamentable de la mairie du 12ème arrondissement, on est en droit de penser : « On détruit l’un, on arrange l’autre… » « Préférer détruire le stade Léo Lagrange pour conserver la Gare de la Rapée est illogique. » Et on finit par se demander: « Pourquoi ces préférences ? ».
Et c’est là qu’on se rend compte que le projet de la mairie du 12ème est mauvais, nuisible, toxique, vicieux. Au lieu de rassembler, il monte les gens les uns contre les autres en les mettant en concurrence devant l’inacceptable : « Je préfère des petites barres à la place de votre stade plutôt que des tours dans mon quartier. » « Oui mais dans votre gare il n’y a personne, on peut la démanteler alors… » Etc.
Diviser pour gagner du temps pendant que les chiens se mordent à la gueule. Oui mais… Voilà que les chiens se regroupent en collectif ! La mairie va bien vite faire la proposition intéressante (mais à qui ?). On va vous laisser tranquilles, et vous fermerez vos g….. parce que par dessus tout, au delà de vos arguments philanthropiques, vous êtes en priorité des NIMBY, c’est votre faiblesse et vous n’y pouvez rien, quand le danger s’éloignera de votre zone, vous irez dépenser votre énergie ailleurs et nous on continuera à faire ce qu’on a à faire. Alors ? Qui va retourner sa veste ? Pour la mairie, quel est le véritable enjeu ? De qui a-t-elle le plus besoin ? Ah, ça donne à réfléchir. Pour l’instant, c’est contre le projet dans sa globalité que nous sommes soudés.

Ne touchez pas au stade Léo Lagrange, ni à la gare de la Rapée, laissez le lac Daumesnil, Paul Valéry, arrêtez de saccager la ville. Et on ne veut pas de vos tours non plus, bancales et courtes sur pattes, et ne cassez pas les monuments même s’ils ne sont pas classés. Seules les générations futures sont légitimes à décider de leur cadre de vie. En attendant, s’il vous plait, arrêtez de modifier les lignes de bus, élargissez les pistes cyclables, remettez le marché là où il était, sur le boulevard Poniatowski. Rectifiez le style du mobilier urbain. Révisez les principes du grand Paris (ne pas densifier) Mieux : ne faites plus rien, ça s’arrangera tout seul.

2017, année de l’union contre le n’importe quoi.

Depuis combien de temps le stade Léo Lagrange joue-t-il son rôle ? 1930. Extrémité du bois de Vincennes, transition entre la ville et la nature : l’endroit de toutes les activités. Autour de Paris, on trouve des centres sportifs, des parcs floraux, des zoo, des jardins. Ils ont tous cette fonction de transition ville/nature, de lieux de détente, du fameux vivre ensemble. Mais la liste n’est pas si longue. On n’a pas d’autre idée que de détruire les stades ? On va casser quoi après ? Qui aurait l’idée de raser le rocher du zoo de Vincennes —zoo dont la restauration récente est un cuisant échec, comme quoi quand on prétend faire mieux !— pour construire une tour à la place ? Y aurait-il un seul prétexte qui puisse le justifier, à part avouer qu’on n’a pas de meilleure idée, auquel cas mieux vaudrait laisser la place ? Pourquoi s’en prendre à tout ce qui fait la richesse du 12ème arrondissement ?

Quand on est jaloux de ce que d'autres ont réalisé, on trouve les arguments pour le détruire.

En 1949 le stade était déjà construit et ancré dans le quotidien des parisiens. Les gens qui veulent aujourd’hui le détruire n’étaient même pas nés et tout allait bien.

Avoir construit cet immeuble (foyer Adoma) à l’angle de la place du Cardinal Lavigerie et de l’entrée de la pelouse de Reuilly a permis de vérifier si détruire le stade Léo Lagrange à grande échelle était envisageable. Réponse : oui. Le PLU modifié, on va pouvoir lâcher les bulldozer. Mais des obstacles se dressent encore sur la route des chenilles. Témoignages, reproches, questions et… décisions risquent de les emporter bien avant que d’avoir atteint le stade du papillon.
Il faudra expliquer les choix. persuader qu’on n’avait pas d’autre solution, pas d’idées. Justifier l’injustifiable. Déjà, les vieux arguments ne prennent plus. Les gens se réveillent, il n’est jamais trop tard. On dresse les constats, on regarde comment ça s’est goupillé ; on comprend rétrospectivement les attitudes, les intentions. On prouve, on informe, on dialogue.
« Le stade Léo Lagrange servira d’exemple… »
« Si vous ne voulez pas que ça vous arrive… »
Dès 2017, les prétendants et décideurs donneront leurs avis. Gageons qu’ils seront réceptifs aux souhaits des associations et des citoyens plus que ne le sont les responsables actuels. Lors de l’enquête publique de l’été 2016, un citoyen nerveusement en fin de parcours a rendu sa carte d’électeur avant de disjoncter peu de temps après, provocant une catastrophe associative. Il y a fort à parier que tous ne soient pas comme lui et préfèrent la garder bien au chaud en attendant le moment de s’en servir. L’enquête publique du 15 novembre au 15 décembre 2016 a permis, quant à elle, de constater que les citoyens se sont organisés en associations et qui actuellement au lieu de s’entre tuer, se regroupent ! Non, rien n’est joué.

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