Dissection !


Intégration du projet sur des vues réelles.IFSLL souhaite le classement en Zone Urbaine Verte non constructible du Centre Sportif Léo Lagrange.

   Si nous ne faisons rien, le Centre sportif Léo Lagrange risque d’être amputé d’une bande de 50 mètres de large pour permettre la construction d’une barre géante de 9 à 10 étages. Arrachage de tous les arbres, réduction drastique de l’offre sportive (-60% de surface) Le stade sera caché, inaccessible, accueillera moins d’utilisateurs. Il sera devenu privatif. Détruire ce lieu magique, ce sanctuaire du fameux « vivre ensemble » , n’est pas une nécessité, ni la volonté des utilisateurs, ni celle des riverains. Détruire le stade, c’est effacer le passé, casser le présent, voler l’avenir.


   Détruire ce stade pour construire des barres autour, c’est privatiser ce qui appartient à tous. L’irremplaçable, la nature, la détente, le bien-être. C’est par avance mettre en opposition les futurs occupants de ce nouveau quartier aux actuels utilisateurs du stade, associatifs, scolaires, riverains, toutes générations confondues. Construire sur de mauvaises bases.
Détruire, pourquoi, pour qui, pour combien, combien d’euros, pour quel profit, profit pour qui. Demandons les documents administratifs, car tout est déjà noir sur blanc depuis des mois. Nous avons le droit de savoir et c’est légal. Pas besoin d’attendre que le PLU soit modifié, il sera trop tard. Le temps presse. Rejoignez nous. Si vous ne voulez pas ça.

Non, non, non et non.

Un projet terrifiant. Une aberration mentale. Et en plus, on va payer pour ça ?

   Le terrain de foot sera détruit (la mairie nuance : « pas détruit, juste démantelé » et nous pourrions répondre « oui, complètement démantelé, et même : ruiné« ) et reconstruit au bord de la route des fortifications. D’ailleurs, on ne parle plus des vestiges archéologiques. Le long du Boulevard Poniatowski, 4 « petites barres » seront plantées, plus des mini tours derrière (donc, mises bout à bout, on obtient une barre géante) et, à la place des installations sportives du Cardinal Lavigerie, un bâtiment sans queue ni tête et surtout sans cervelle.
L’ensemble du projet démontre de façon spectaculaire que nous vivons l’époque du zéro architectural. de l’encéphalogramme plat. En 2016, on n’a pas assez d’imagination pour faire autre chose que des barres comme en 1950. Des barres qui ont mené à la catastrophe sociétale que nous vivons aujourd’hui. Mais à quoi servent donc les écoles d’architecture ? Comme dit le proverbe, « mettez un âne dans une école, il sort diplômé ». On dit que certains architectes s’illustrent, ailleurs. Dans d’autres pays, des tours s’élancent fièrement à l’assaut du ciel. Ici, elles rampent et dévorent les stades tout comme comme les vers bouffent les salades. Ici, l’architecture détruit.

Ne touchez pas le stade Léo Lagrange, il y a de la place ailleurs

Le site a déjà été défiguré par le test grandeur nature, construit à l’entrée de la pelouse de Reuilly, véritable insulte environnementale et urbanistique.

   Ci-dessus, une vue actuelle du site. On remarque cette verrue construite en 2010 à l’entrée de la pelouse de Reuilly. Personne ne s’y est opposé et surtout pas les fameux défenseurs de l’environnement. Après ce test réussi de passivité des populations, on peut procéder à la destruction proprement dite du stade sans grand risque de révolte. Des milliers d’utilisateurs et riverains, aucun ne lèvera le petit doigt. Dans le 12ème, il y a de nombreux sites disponibles qui se prêtent mieux à la construction de bureaux, logements et services.

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Manipulation en trois passes :
itinéraire d’un projet caché

Montage HpmS

Ci-dessus, le projet de la mairie (voir site mairie du 12ème) incrusté sur une vue satellite Google. En trois étapes, on passe insensiblement du prétexte au but réel. Au fil du temps, on oublie que le projet de départ avait pour prétexte de « rapprocher » Charenton-le-Pont de Bercy. Ou l’art du timing. Quelle maestria.

étape 1 : projet « initial »

   Au tout début, voilà longtemps, voilà des années, on vous explique. « Charenton-le-Pont veut se rapprocher de Bercy, alors pour leur faire plaisir, on va construire des ilots d’immeubles service/bureaux/logements à travers les zones SNCF. » OK, sympa. Mais… Rien ne vous semble bizarre ? regardez-le, ce projet initial : il est tellement « grandiose », pharaonique ! Qui pourrait être dupe ? Qui pourrait réellement croire qu’il soit possible de le réaliser ? Et avec quel argent en moins ? Bon. On ne sait jamais. Dans ce projet initial, il y a quelque chose d’intéressant, de stupéfiant. C’est justement ça, le truc qui endort. vous supposez donc logiquement, pour que ce projet soit à l’étude, qu’une demande de modification de la zone UGSU (Zone Urbaine de Grands Services Urbains) a été faite, pour ensuite permettre de modifier le PLU. (à l’instar de la tour triangle).
La demande concernant la zone UGSU a-t-elle été déposée ? On le saura bientôt. Si la demande n’a même pas été déposée, cela signifie que en réalité il n’a jamais été envisagé de réaliser le projet initial. Projet, dossiers, etc. Il faut en savoir plus sur tout cela. Il ne s’agit pas d’une question de confiance, d’avenir ou d’échéances, qui concerne les gens personnellement mais pas IFSLL. Non. L’avocat d’IFSLL va demander en premier lieu à la municipalité tous les documents administratifs, parce que cela a son importance… Ça bouge.

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étape 2 : projet « d’extension »

   10 décembre 2014 : « Ah ben finalement on peut pas, alors on va étendre le projet à la zone Léo Lagrange. » La majorité des habitants du 12ème ne savait pas : les gens ne sont pas à l’affut des petites affiches administratives réglementaires d’information disséminées ici et là, ils n’ont pas le temps, ils ont des soucis, on leur a supprimé toutes les places de parking, triplé les tarifs… ils sont saignés à blanc… Ailleurs, rive gauche, on sait qu’il faut se défendre, alors on ne se gêne pas, on s’organise et on est nombreux, du coup on finance les avocats sans problème et on repousse les projets immobiliers aberrants et au minimum on ne construit pas des barres à la place des stades. Vous imaginez rive gauche la levée de boucliers ? « Ici, la mairie va vous construire quelques barres, comme en 1950, à la place de votre stade, avec votre argent ! » Mieux vaut tenter directement dans le 12ème, pas de problème, tout le monde va laisser faire…
Effectivement, peu de gens présents à la réunion du 10 décembre 2014 semblent réaliser que le bulldozer est déjà en train de chauffer le moteur, que la tronçonneuses déjà chantonne en sourdine. Au contraire ce 10 décembre 2014, on est confiant, serein. « Mais non, rien ne presse, ils ne vont pas nous couper les arbres, quand même, c’est une bonne municipalité, ils ne feraient pas ça, surtout à la veille des échéances » etc. Ben justement, tel n’est pas le souci d’IFSLL. Le souci d’IFSLL est de ne rien construire à la place du stade Léo Lagrange, parce que à la place du stade Léo Lagrange, il y a déjà le stade Léo Lagrange. Notre avocat est prêt à bondir, légalement s’entend (voir statuts). Il est pointu, et féroce. Tel chien tel maître. Attention les fonds de pantalon.

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étape 3 : projet final.

   Juillet 2015. Troisième mouvement, le projet final. Là, il faut bien appeler un chat un chat, plus possible d’avancer masqué. La défiance était justifiée. Oubliées les zones UGSU et Charenton-le-Pont ! On a réussi à monter un projet sans montrer le budget, sans demander leur avis aux gens, en faisant croire dans un premier temps qu’on s’intéressait à autre chose. Certaines échéances arrivent à leur terme, maintenant il faut aller vite, prendre les gens de vitesse, ils n’auront pas le temps de s’organiser pour se défendre.
L’enquête publique a bien eu lieu cet été 2015. Il est bien question du démantèlement du stade Léo Lagrange, et de rien d’autre. Construire des barres de logements à la place du stade Léo Lagrange. Avec des services, et des bureaux. Demain —si on ne fait rien—, pour aller faire quelques tours de piste au Centre Sportif Léo Lagrange, il faudra passer entre des barres : attention, barre à vous !
À savoir : plusieurs stades, espaces sportifs, jardins ou simples squares sont menacés actuellement par des projets immobiliers dans la capitale et en Ile-de-France. Ceux qui se sont défendus ont réussi à stopper et retarder les projets. Pour ceux qui se laissent faire, les arbres ne reverdiront pas.

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Infographies HpmS d’après les documents téléchargeables sur le site de la mairie du 12ème arrondissement de Paris incrustées sur vues Google maps

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Limiter l’augmentation de température
prévue du centre de Paris.

IFSLL ne protège pas le Centre Sportif Léo Lagrange seulement parce qu’il est la jonction entre le bois de Vincennes et la capitale, qu’il fait partie du patrimoine historique avec son architecture et ses anneaux olympiques que certains affirment classés, qu’il  appartient aux utilisateurs et aux habitants du quartier, qu’il est très arboré, peuplé d’oiseaux et petits animaux et qu’il fait bon s’y retrouver toutes générations confondues.
IFSLL protège également le Centre Sportif Léo Lagrange parce que ce lieu joue — détail d’importance —, indépendamment de ses qualités intrinsèques, un rôle clé dans le refroidissement et la ventilation des masses d’air surchauffées et polluées piégées au centre de Paris. Quelle folie que de dresser une barre (plus exactement un barrage, mot de même racine) de plus de 10 étages pour bloquer la pollution intramuros et déréguler un équilibre thermique déjà précaire, à la limite de la surchauffe ! Qui dit surchauffe dit climatisation énergivore, et surchauffe. Pour créer du froid, on crée du chaud. La boucle est bouclée. Alors, il ne faut pas faire n’importe quoi et garder la tête froide. Sinon ça va être chaud.
Un exemple spectaculaire ? Regardez cet immeuble démentiel, Avenue des Terroirs de France, dans le 12ème, qui enclave irrémédiablement tout le quartier au sud de Bercy village. C’est exactement ce qu’on ne veut pas voir à la place du stade Léo Lagrange. Le Centre sportif Léo Lagrange est utile. N’y touchons pas. Et, puisqu’on en parle, Il y a, juste de l’autre coté des voies ferrées adossé au fameux immeuble précédemment évoqué, un site qui se prête à merveille, qui implore, qui tend ses nombreux hectares aux projets immobiliers, aux services et aux bureaux, un lieu sous utilisé, oublié, en passe de devenir insalubre, qui n’attend qu’une chose, c’est qu’un responsable passe devant les yeux ouverts et dise : « Ah ben tiens, y’a de la place, là, pour ce qu’on veut faire ! On l’avait sous le nez depuis des années ! »

HpmS

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Prochain sujet : on ne peut pas mettre plus d’équipements sur moins de surface, à moins de construire en profondeur en reliant par des souterrains des salles ventilées artificiellement au risque de propager les pires maladies respiratoires. Certes, en cette période de désespoir architectural, il est difficile de lutter contre la tentation d’enfouir, mais à moins de quatre cent mètres de la Seine, peut-on se permettre de négliger le risque de crue centennale ?

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6 commentaires

  1. Entre temps, le quartier a commencé à connaître les conséquences de :
    – La quasi disparition du stationnement résidentiel (20 places seulement sur 1 km de Bd Poniatowski !) qui a tué le commerce de proximité !
    Cela n’a clairement pas amélioré la qualité de l’air, mais uniquement les dividendes des actionnaires de VINCI qui truste la quasi-totalité des parkings privés parisiens !
    – La perte du marché bi-hebdomadaire depuis les travaux du Tram a fini de faire fuir les petits artisans et autres boutiques… au bénéfice des grandes chaines de supermarchés périphériques, dotées de vastes parkings !
    Dans ce tissu économique gravement dégradé, il n’y a même plus uen seule boite à lettre sur toute la longueur du Boulevard, alors que la poste de proximité nous a également été supprimée il y a quelques années !

    Si la destruction (pudiquement appelée « restructuration ») du stade avait bien lieu, ce serait la fin programmée de la mixité sociale, tellement vantée dans les discours officiels !

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